Les premières traces de présence humaine remontent à l’âge de bronze, 1300 ans avant notre ère… découvertes lors de la création de la ligne TGV qui longe l’autoroute A1*
Du 12ème siècle à la Révolution française, le territoire change plusieurs fois de tutelle. A cette époque 364 habitants vivaient ici.
D’Onuphre Le Roux du Chatelet – député sous la restauration, au Général Le Prestre de Vauban – dernier du nom, viennent s’ajouter Paul Verlaine et sa cousine Elisa Moncomble : les figures de l’histoire ne manquent pas pour une commune de cette taille.
* Archéo TGV – Casterman – mars 1992
Repères
L’église appartient à l’évesque d’Arras, qui en partage la dîme avec le prévôt de St Michel.
Roeux est réuni au domaine d’Artois.
Le prêtre obtient un canonicat de St Amé de Douay.
Roeux est détaché du domaine des princes souverains d’Artois, en faveur de la famille de Bournonville, puis, par mariage, à la famille du Maréchal duc de Noailles.
Les illustrations ci-dessous sont extraites de l’ouvrage : « Quatre cents vues des villages d’Artois en 1605 – 1610 », tirées des albums de Charles de Croÿ.


On compte 146 habitants qui vivent essentiellement de la culture, d’un peu d’élevage et du tissage.
On dénombre 364 habitants.
Onuphre Le Roux du Chatelet est maire de Roeux. Il fut député, par deux fois, sous la Restauration entre 1815 et 1827.
Apparition de la première fabrique de sucre indigène. Le département, à cette époque, en compte dix-huit.
Avec l’arrivée du chemin de fer, notre commune va connaître un essor industriel important. Plus de deux cents personnes travaillent dans deux entreprises locales.
Elisa Moncomble, la cousine de Verlaine, épouse à ROEUX Auguste Dujardin, fabricant sucrier.
Décès du général Le Prestre de Vauban. Il était en 1853 colonel du 1er Régiment du Génie caserné à la Citadelle d’Arras. Il s’était marié à Roeux en 1855. Avec lui s’éteint la famille des Vauban. Il repose au cimetière communal.
Roeux compte 1027 habitants. La Première Guerre mondiale viendra anéantir Roeux et son économie et il faudra attendre 1982 pour repasser le cap des 1 000 habitants.
Comme tous les villages de l’Est arrageois, Roeux s’est retrouvé dans la zone du front. Bloquées devant Arras, les troupes prussiennes sont restées dans le secteur d’octobre 1914 jusqu’à avril 1917, date de l’offensive britannique.
A quelques kilomètres à l’arrière des lignes allemandes, les villages, vidés d’une grande partie de leur population, ont hébergé les soldats qui descendaient du front. A la fin de la guerre, tout était à reconstruire.

De l’avant Première Guerre mondiale, il ne nous reste que la belle crucifixion qui se trouve dans l’église. Elle est arrivée à Roeux sous la Révolution.
C’est une copie du Christ à l’époque de Van Dyck dont l’original se trouve à l’église St Michel à Gand. Particularité, elle est inversée par rapport à l’original.
Pour en savoir plus sur ce tableau, allez voir la rubrique Église.
Liste des victimes roeuxoises de la Première Guerre mondiale
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la commune a été marquée par plusieurs courants de la Résistance (FTP, OCM) et a payé un lourd tribut. Neuf Roeuxois ont été fusillés, morts sous la torture ou en déportation.
Liste des victimes roeuxoises de la Deuxième Guerre mondiale
Philippe de Cherisey, alias Amédée au cinéma (jeux interdits, la jument verte, etc…), est enterré au cimetière communal.
Roeux, avec une superficie de 487 ha, est ceinturé au Nord par les autoroutes A1 et A26, traversé par le chemin de fer et bordé au sud par la Scarpe. Les marais communaux, le Lac Bleu, le lac des Sapins occupent une grande partie des espaces naturels.