Historique

Les premières traces de présence humaine remontent à l’âge de bronze, 1300 ans avant notre ère… découvertes lors de la création de la ligne TGV qui longe l’autoroute A1*

Du 12ème siècle à la Révolution française, le territoire change plusieurs fois de tutelle. A cette époque 364 habitants vivaient ici.

D’Onuphre Le Roux du Chatelet – député sous la restauration,  au Général Le Prestre de Vauban – dernier du  nom, viennent s’ajouter Paul Verlaine et  sa cousine Elisa Moncomble : les figures de l’histoire ne manquent pas pour une commune de cette taille.

* Archéo TGV – Casterman – mars 1992

Repères

1164

L’église appartient à l’évesque d’Arras, qui en partage la dîme avec le prévôt de St Michel.

1164
1239

Roeux est réuni au domaine d’Artois.

1239
1362

Le prêtre obtient un canonicat de St Amé de Douay.

1362
XVI siècle

Roeux est détaché du domaine des princes souverains d’Artois, en faveur de la famille de Bournonville, puis, par mariage, à la famille du Maréchal duc de Noailles.

XVI siècle

Les illustrations ci-dessous sont extraites de l’ouvrage : « Quatre cents vues des villages d’Artois en 1605 – 1610 », tirées des albums de Charles de Croÿ.

Le village de Roeux vers 1600
Le village de Roeux vers 1600
Le cours de la Scarpe : vue de Rœux
Le cours de la Scarpe : vue de Rœux
1698

On compte 146 habitants qui vivent essentiellement de la culture, d’un peu d’élevage et du tissage.

1698
1790

On dénombre 364 habitants.

1790
1812 à 1830

Onuphre Le Roux du Chatelet est maire de Roeux. Il fut député, par deux fois, sous la Restauration entre 1815 et 1827.

1812 à 1830
1828

Apparition de la première fabrique de sucre indigène. Le département, à cette époque, en compte dix-huit.

1828
1844

Avec l’arrivée du chemin de fer, notre commune va connaître un essor industriel important. Plus de deux cents personnes travaillent dans deux entreprises locales.

1844
1858

Elisa Moncomble, la cousine de Verlaine, épouse à ROEUX Auguste Dujardin, fabricant sucrier.

1858
1871

Décès du général Le Prestre de Vauban. Il était en 1853 colonel du 1er Régiment du Génie caserné à la Citadelle d’Arras. Il s’était marié à Roeux en 1855. Avec lui s’éteint la famille des Vauban. Il repose au cimetière communal.

1871
1911

Roeux compte 1027 habitants. La Première Guerre mondiale viendra anéantir Roeux et son économie et il faudra attendre 1982 pour repasser le cap des 1 000 habitants.

1911
1914

Comme tous les villages de l’Est arrageois, Roeux s’est retrouvé dans la zone du front. Bloquées devant Arras, les troupes prussiennes sont restées dans le secteur d’octobre 1914 jusqu’à avril 1917, date de l’offensive britannique.
A quelques kilomètres à l’arrière des lignes allemandes, les villages, vidés d’une grande partie de leur population, ont hébergé les soldats qui descendaient du front. A la fin de la guerre, tout était à reconstruire.

1914
Le Christ en croix de Van Dyck

De l’avant Première Guerre mondiale, il ne nous reste que la belle crucifixion qui se trouve dans l’église. Elle est arrivée à Roeux sous la Révolution.

C’est une copie du Christ à l’époque de Van Dyck dont l’original se trouve à l’église St Michel à Gand. Particularité, elle est inversée par rapport à l’original.

Pour en savoir plus sur ce tableau, allez voir la rubrique Église.

Liste des victimes roeuxoises de la Première Guerre mondiale

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la commune a été marquée par plusieurs courants de la Résistance (FTP, OCM) et a payé un lourd tribut. Neuf Roeuxois ont été fusillés, morts sous la torture ou en déportation.

Liste des victimes roeuxoises de la Deuxième Guerre mondiale
1985

Philippe de Cherisey, alias Amédée au cinéma (jeux interdits, la jument verte, etc…), est  enterré au  cimetière communal.

1985
Aujourd’hui

Roeux, avec une superficie de 487 ha, est ceinturé au Nord par les autoroutes A1 et A26, traversé par le chemin de fer et bordé au sud par la Scarpe. Les marais communaux, le Lac Bleu, le lac des Sapins occupent une grande partie des espaces naturels.

Aujourd’hui
Retour en haut